Sur Vaud, l’offre augmente et les prix baissent

Dans le canton de Vaud, un phénomène suisse est patent

En phase de stabilisation, voir de léger recul, le marché immobilier vaudois présente toutefois de belles opportunités. A la veille d’Habitat-Jardin, qui commence le 12 mars à Expo Beaulieu Lausanne, bref tour d’horizon du canton.

Belle dynamique pour la demande en propriété

Dans le canton de Vaud, un phénomène suisse est patent : l’intérêt pour la propriété du logement est stimulé par l’accalmie des prix. Et ce d’autant plus que les taux d’intérêt pour les emprunts hypothécaires demeurent toujours historiquement bas. « Il est vrai que nous constatons un ralentissement des affaires, note Pierre Aguet, administrateur et directeur général Groupe Cogestim, à Lausanne, et membre du Comité de l’USPI Vaud. Mais le début de l’année n’en n’a pas moins démarré dans la lignée de nos objectifs et la demande reste dynamique. » Dans l’ensemble des régions du canton, les opportunités sont de plus en plus nombreuses, à des prix différents. « On trouve des immeubles de rendements, qui commencent à être disponibles, avec des rendements, certes faibles, et des loyers élevés,» remarque Pierre Aguet. Bien entendu, comme le souligne également ce professionnel de l’immobilier, les affaires sont conclues moins rapidement. En cause, entre autres, le durcissement des règles en matière de financement, les procédures administratives et les relations avec les personnes clés. Dans ce contexte, quatre grandes régies immobilières ont décidé de se retirer de la 12e édition du Salon immobilier de Lausanne, qui devait se tenir du 17 au 20 mars. En revanche, Habitat-Jardin aura bien lieu du 12 au 20 mars, à Expo Beaulieu Lausanne. Plus de 500 professionnels de l’habitat attendent les visiteurs sur le stand des exposants de cette manifestation incontournable de Suisse romande.

L’offre augmente mais les prix baissent

Plus que jamais, les vendeurs sont contraints, aujourd’hui, de vendre au prix juste. Dans le canton de Vaud, comme ailleurs en Suisse romande, l’heure n’est en effet plus aux envolées de la dernière décennie. Dans le secteur de la PPE, en particulier, la contraction des prix, qui se situe dans une fourchette de 5% à 10%,  se traduit dès lors par une attention redoublée des acheteurs. Dans le secteur de la maison individuelle, la correction à la baisse est également sensible, mais dans une moindre mesure. Comme l’explique aussi Pierre Aguet,  «si les prix continuent à baisser, l’offre, quant à elle, augmente toujours. » Et de constater que les nouveaux projets ont tendance à être plus compétitifs que les anciens. « C’est est un bon signe, démontrant qu’en général, les acteurs immobiliers ont pris la mesure des impératifs du marché. »

Avantage du marché lémanique

En raison de la détente du marché lémanique, on peut constater une offre considérable dans des régions dites périphériques, où les promoteurs avaient vu un peu trop grand. Qu’on se le dise, dans le Chablais ou dans la Broye, on trouve actuellement bon nombre d’objets de bonne qualité qui attendent preneur. Au vu du contexte de reflux vers les rives du lac, ils se négocient, parfois, à des prix avantageux. Mais attention à ne pas faire de généralité, surtout dans des régions décentrées, où les affaires sont toujours plus tendues : « Le prix d’un objet de même catégorie varie d’une rue à l’autre, en ville, et d’un village à l’autre en campagne, précise Pierre Aguet. De manière générale, cependant, je confirme que les prix continuent à se stabiliser à la baisse dans les régions les plus dynamiques. » Dans les régions comme le Gros-de-Vaud, ou le Nord vaudois, il n’y pas toutefois pas de correction à la baisse automatique. Car certains prix, en comparaison avec d’autres, y étaient encore bas.
Tout juste sortis de terre, ou en phase de construction, de nombreux projets d’appartements neufs, initiés dans le boom immobilier qui a précédé 2010, ont également pour effet d’accroître le marché de la revente.
Au niveau des grands projets, le canton de Vaud n’est pas en reste. Mais, prévient Pierre Aguet, il ne faut pas oublier que l’équilibre du marché est très sensible. «  Il faut prendre garde à ce que l’offre ne dépasse pas la demande. » Le développement des grands projets doit donc se faire par étapes. Il en va de l’équilibre du marché immobilier.

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